Joe Biden (ici le samedi 5 juin) va «à nouveau souligner l'engagement des États-Unis, de l'Europe» face à Vladimir Poutine.

Les États-Unis se tiendront aux côtés de leurs alliés européens face à la Russie, a promis le président américain Joe Biden avant son premier sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine. Dans une tribune publiée samedi 5 juin dans le Washington Post, le président américain promet de consolider «les alliances démocratiques» des États-Unis face aux crises multiples et aux menaces croissantes de Moscou et Pékin.

Il doit se rendre mercredi 9 juin en Europe, où il participera aux sommets annuels du G7 et de l’Otan et s’entretiendra dans la foulée à Genève le 16 juin avec Vladimir Poutine, dans une période de très vives tensions entre les deux puissances rivales. Washington a sanctionné Moscou pour une kyrielle de motifs: accusations d’ingérence dans les élections, piratages informatiques, espionnage, répression visant l’opposant Alexeï Navalny, menace militaire pesant sur l’Ukraine, annexion de la Crimée ukrainienne…

La Russie a répondu par de nombreuses contre-sanctions et les deux puissances n’ont plus depuis plusieurs semaines d’ambassadeurs dans leurs capitales respectives. Moscou accuse aussi l’Otan de s’activer militairement aux frontières russes avec des déploiements de troupes et des exercices.

À voir aussi – Les cyberattaques seront abordées lors de la rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine à GenèveLes cyberattaques seront abordées lors de la rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève

L’espoir d’une amélioration des relations

«Nous sommes unis pour répondre aux défis de la Russie envers la sécurité européenne, à commencer par son agression en Ukraine, et il n’y aura aucun doute sur la résolution des États-Unis à défendre nos valeurs démocratiques, que nous ne pouvons séparer de nos intérêts», écrit Joe Biden.

«Le président Poutine sait que je n’hésiterai pas à répondre à de futures activités préjudiciables», ajoute-t-il. «Durant notre rencontre, je vais à nouveau souligner l’engagement des États-Unis, de l’Europe et des démocraties attachées aux mêmes principes pour défendre la dignité et les droits humains.»

Depuis sa prise de fonction en janvier, Biden affiche une grande fermeté à l’égard de la Russie, désireux de marquer la rupture avec son prédécesseur Donald Trump, accusé de complaisance. Le président démocrate est même allé jusqu’à qualifier Poutine de «tueur» , s’attirant de vives critiques de Moscou.

Mais tant Biden que Poutine ont exprimé l’espoir d’une amélioration des relations. Le président russe a espéré vendredi 4 juin que leur rencontre aboutisse à des résultats positifs. Dans sa tribune, Biden souligne également que Washington «ne recherche pas le conflit», citant sa décision de prolonger le traité de limitation des arsenaux nucléaire New Start pour cinq ans. «Nous voulons une relation stable et prévisible dans laquelle nous pouvons travailler avec la Russie sur des questions comme la stabilité stratégique et le contrôle des armements», écrit-il.

SOURCE : LE FIGARO